Biopic sur André « Dédé » Fortin, chanteur des Colocs, retiré à Saint-Étienne-de-Bolton pour composer ce qui deviendra leur dernier album, Dehors Novembre. Le film entrelace passé et présent, suivant le parcours de l’artiste entre fulgurances créatives et descente intérieure qui mènera à son suicide en mai 2000.
Le défi de direction artistique : incarner deux temporalités dans un même espace, faire sentir l’usure et la beauté simultanément. Une palette de gris bleutés, de bois vieillis et de textiles lavés — chaque intérieur construit comme une strate de mémoire, entre ce qui était, ce qui reste, ce qui ne reviendra pas.
Saga criminelle sur la mafia montréalaise de la fin du XXe siècle, mise en scène par Daniel Grou.
Reconstitution méticuleuse d’époques successives — fin des années 70, années 80, années 90 — avec un travail particulier sur les codes vestimentaires, les intérieurs bourgeois et les espaces de pouvoir clandestin.
Thriller policier (To Catch a Killer) signé Damián Szifron (Relatos Salvajes), avec Shailene Woodley et Ben Mendelsohn.
Direction artistique sur un univers urbain froid et clinique, architecture brutaliste réinterprétée — les espaces de pouvoir comme des cages géométriques. Tournage à Montréal, transformé pour incarner une grande métropole nord-américaine anonyme.
Comédie américaine réalisée par Michael Angelo Covino, avec Dakota Johnson, Adria Arjona et Kyle Marvin. L’histoire de deux couples dont l’amitié vole en éclats lorsque la séparation de l’un fait basculer l’équilibre de l’autre.
Direction artistique sous la supervision du production designer Stephen Phelps. Tournage à Montréal à l’automne 2024, sélectionné au Festival de Cannes 2025.
Thriller psychologique adapté d’une pièce de Catherine-Anne Toupin, réalisé par Anne Émond.
Direction artistique au service de l’ambiguïté narrative — trois personnages, trois espaces distincts qui se contaminent progressivement. Travail sur la matérialité du quotidien bourgeois comme surface d’inquiétante étrangeté.
Thriller financier inspiré du scandale Norbourg — la plus grande fraude de l’histoire du Québec.
Reconstitution de l’univers corporate des années 2000 : bureaux en verre, hôtels de luxe, résidences de Westmount. Palette froide et clinique, lignes dures. Le luxe comme décor du mensonge.
Comédie horrifique québécoise — une mutation génétique transforme les résidents d’une communauté fermée en zombies.
Contraste visuel délibéré entre l’artificialité stérile du quartier résidentiel bourgeois et la dégénérescence organique qui s’y installe. Direction artistique saturée de signes de confort déréglés.
Comédie dramatique signée Myriam Bouchard, Mon cirque à moi suit une fillette qui se rebelle contre son père bohème pour obtenir une vie plus stable. Premier long métrage de la réalisatrice, tourné à Montréal en août 2019.
Thriller basé sur l’affaire Alain Olivier — un Canadien piégé en Thaïlande dans les années 80.
Travail sur les contrastes — Montréal froid et corporate vs. les ruelles de Bangkok et la prison de Bang Kwang. Reconstitution réaliste de l’univers carcéral thaïlandais, avec une attention forte aux textures du dénuement.
Portrait de Nelly Arcan, figure marquante de la littérature québécoise contemporaine. Direction artistique centrée sur les espaces intimes et la tension entre désir de reconnaissance et autodestruction.
Drame de Guy Édoin mettant en scène quatre vies qui se croisent une nuit à Montréal, avec Monica Bellucci.
Décoration de production dans l’espace urbain montréalais nocturne — hôpitaux, hôtels, rues du Plateau. Le cadre urbain comme personnage à part entière, révélateur de solitudes qui s’ignorent.
Production québécoise jouant sur les registres du réel et de la fiction. Direction artistique construisant des environnements à la limite du vraisemblable.
Comédie noire autour d’auteurs de romans policiers embarqués dans une intrigue qui les dépasse.
Direction artistique jouant sur les codes du roman noir transposés dans des intérieurs québécois — bibliothèques surchargées, lumières tamisées, objets de collection morbides. L’univers fictif empiète sur le réel.
Thriller psychologique réalisé par Stefan Miljevic.
Construction d’espaces intérieurs opaques, labyrinthiques, où la menace s’installe dans les détails architecturaux. Travail sur la désorientation spatiale comme reflet de l’état mental du protagoniste.
Polar québécois, premier long métrage de Yan Lanouette Turgeon.
Immersion dans les milieux criminels montréalais — entrepôts, bars de nuit, appartements de fortune. Palette désaturée, lumières rasantes. L’espace comme territoire à conquérir ou à fuir.
Adaptation cinématographique de la pièce de théâtre de Robert Lepage. Trois récits parallèles entrelacés, chaque espace conçu comme un fragment d’une même identité fragmentée.
Film québécois explorant la frontière entre intimité et étrangeté. Direction artistique travaillant sur l’ambiguïté des espaces partagés.
Film familial de Noël autour du tournoi international de hockey Pee-Wee de Québec.
Direction artistique entre la chaleur des intérieurs familiaux et la rigueur froide des arénas. Reconstitution nostalgique d’un univers québécois hivernal — chalets, vestiaires, patinoires extérieures.
Film de Robin Aubert plongeant dans l’univers rural québécois. Direction artistique ancrée dans une esthétique austère et naturaliste, révélant la violence latente sous la surface du quotidien.
Thriller basé sur le roman de Patrick Senécal — un jeune homme séquestré dans une maison de banlieue par un psychopathe joueur d’échecs.
Direction artistique de la claustrophobie : une maison ordinaire transformée en huis-clos oppressant. Chaque pièce calibrée pour amplifier l’enfermement psychologique. Contraste entre la façade normale et l’horreur intérieure.
Court ou long métrage québécois. Direction artistique pensée autour de l’atmosphère hivernale et de la tension familiale propre à la période des fêtes.
Drame adapté du roman de Guillaume Vigneault — six adolescents survivants d’un suicide collectif.
Direction artistique de l’absence et du deuil. Espaces vides, maisons silencieuses, quartiers résidentiels désertés. Une esthétique de la suspension — le monde d’après, figé dans l’incompréhension.
Premier long métrage d’Anaïs Barbeau-Lavalette. Jessy, 12 ans, issu du quartier populaire Sainte-Marie à Montréal, trouve refuge dans l’univers du catch professionnel.
Portrait brut et intime d’une jeunesse en marge, où le ring devient l’unique espace où il peut exister pleinement.
Grand Prix au Festival de cinéma de Taipei (2008). Sélectionné à Busan, Berlin et Goa.
Film de Patrice Sauvé.
Univers de la rue et des milieux marginaux montréalais. Direction artistique ancrée dans une réalité urbaine brute — décors naturels habités, espaces industriels reconvertis, textures du quotidien précaire.
Film d’horreur de Robin Aubert — un journaliste enquête sur des disparitions dans un village isolé.
Décoration de production d’un village québécois fantomatique. Esthétique de l’abandon et du secret — maisons fermées, sous-bois, espaces communautaires désertés. La ruralité comme territoire de l’inexplicable.